Chèques-repas en Belgique : nouveau montant, octroi et législation en 2026
Les chèques-repas en Belgique sont un avantage extra-légal exonéré de cotisations sociales que l’employeur peut octroyer à ses travailleurs. Ce guide détaille le montant, l’octroi, la législation et le comparatif des sociétés émettrices pour les employeurs, indépendants et associations.
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Demander un devisSommaire
- Les chèques-repas restent l’un des avantages extra-légaux les plus utilisés en Belgique, avec un nouveau plafond de 10 € par jour presté en 2026.
- Pour bénéficier de l’exonération ONSS et d’une déductibilité fiscale doublée à 4 €, la part patronale doit atteindre 8,91 € par chèque.
- Le coût global pour l’employeur reste nettement inférieur à celui d’une augmentation salariale, avec une économie d’environ 60 % charges comprises.
- Cinq émetteurs agréés proposent des formules différentes ; comparer leurs frais de gestion et réseaux d’acceptation vous aide à choisir la solution adaptée à votre entreprise.
Qu’est-ce qu’un chèque-repas en Belgique ?
Les chèques-repas, également appelés titres-repas, sont une forme d’argent électronique dont le montant maximal a été indexé à 10 euros depuis le 1er janvier 2026, pour augmenter le pouvoir d’achat des travailleurs. Ils permettent au collaborateur d’acheter des denrées alimentaires ou un repas. L’employeur octroie ces chèques pour chaque jour de travail effectivement presté, en complément du salaire net. Il s’agit d’un avantage extra-légal.
Depuis plusieurs années, les chèques-repas papier ont été remplacés par leur version électronique. Aujourd’hui, le travailleur reçoit une carte nominative rechargée tous les mois par la société émettrice. La plupart des émetteurs (Edenred, Monizze, Pluxee, G.O.T Connection) fonctionnent en circuit fermé : la carte n’est acceptée que chez les commerçants partenaires affiliés au réseau de l’émetteur, généralement consultables via une application mobile dédiée. Payflip, dernier arrivé sur le marché belge depuis mars 2026, propose à l’inverse une carte Mastercard « open loop » utilisable chez tous les commerçants acceptant Mastercard, dans les catégories alimentaires autorisées. Au total, cinq sociétés émettrices se partagent aujourd’hui le marché belge.
Les chèques-repas ne doivent pas être confondus avec les éco-chèques, un autre avantage extra-légal belge.

Différences entre chèques-repas et éco-chèques
Les éco-chèques sont un avantage extra-légal destiné à l’achat de produits et services écologiques uniquement (électroménager basse consommation, vélos, produits bio, mobilité durable). Leur valeur maximale est plafonnée à 250 € par an et par travailleur, contre jusqu’à 2.200 € pour les chèques-repas. Ils sont valables 24 mois et entièrement à charge de l’employeur, sans contribution du travailleur. Les deux dispositifs peuvent être cumulés au sein d’une même entreprise.
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Comparatif des sociétés émettrices de chèques-repas
Cinq sociétés émettrices se partagent le marché belge des chèques-repas. Les fournisseurs Monizze, G.O.T Connection et Payflip sont belges, tandis qu’Edenred et Pluxee (anciennement Sodexo) sont des groupes internationaux. Quatre d’entre eux (Edenred, Monizze, Pluxee, G.O.T Connection) fonctionnent en circuit fermé avec un réseau de commerçants partenaires, tandis que Payflip propose une carte Mastercard utilisable plus largement. Le choix du fournisseur dépend du réseau d’acceptation, des frais de gestion et des fonctionnalités annexes.
Bien que cet avantage extra-légal soit très répandu dans le contexte belge du monde du travail, l’employeur n’a aucune obligation légale de l’offrir, sauf en cas de CCT sectorielle.
| Émetteur | Origine | Type de carte | Particularité |
|---|---|---|---|
| Edenred | Groupe international (FR) | Circuit fermé | Acteur historique, large réseau européen |
| Monizze | Belge | Circuit fermé | Solution locale, pas de frais de gestion via certains partenaires |
| Pluxee | Groupe international (FR, ex-Sodexo) | Circuit fermé | Application mobile complète, app Pluxee BE |
| G.O.T Connection | Belge | Circuit fermé | Acteur agréé, focus PME |
| Payflip | Belge | Mastercard « open loop » | Plateforme digitale complète (plan cafétéria, budget mobilité, chèques-repas), disponible depuis le second semestre 2026 |
Edenred
Edenred est l’un des acteurs historiques du marché belge des chèques-repas. La société propose une carte rechargeable utilisable dans un large réseau européen de commerçants. L’application mobile Edenred permet de consulter le solde et l’historique des transactions en temps réel.
Pluxee (anciennement Sodexo)
Pluxee a remplacé la marque Sodexo pour ses solutions titres-repas en Belgique. La carte Pluxee Lunch s’utilise dans le même réseau qu’auparavant, et l’application Pluxee BE centralise les fonctionnalités : consultation du solde, géolocalisation des commerçants partenaires et gestion en cas de perte de la carte.
Monizze
Monizze est la solution 100 % belge du marché. La société se distingue par son ancrage local et ses partenariats spécifiques, notamment avec UCM. Pour certaines structures, Monizze ne facture aucun frais de gestion, ce qui en fait une option compétitive pour les PME.
G.O.T Connection
G.O.T Connection vise principalement le marché des PME avec une offre simplifiée. Son réseau d’acceptation s’étend progressivement chez les commerçants belges.
Payflip
Payflip est le cinquième émetteur agréé de chèques-repas en Belgique, reconnu par le SPF Économie en mars 2026. Cette scale-up bruxelloise se distingue des autres émetteurs par sa carte Mastercard « open loop », utilisable chez tous les commerçants acceptant Mastercard dans les catégories autorisées, sans réseau partenaire fermé. Au-delà des chèques-repas, Payflip propose une plateforme digitale unique de rémunération flexible qui centralise plan cafétéria, budget mobilité et autres avantages extra-légaux pour les employeurs. La carte Payflip est disponible depuis le second semestre 2026.
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Comparer les offresCombien coûtent les chèques-repas pour l’employeur en Belgique ?
Au-delà de la part patronale octroyée aux travailleurs, l’employeur supporte également des frais de gestion facturés par la société émettrice. Ces frais varient selon le fournisseur, le volume de chèques commandés et le type de contrat. Trois postes de coût principaux se cumulent généralement.
- Frais d’émission par chèque : facturés à chaque chèque produit, généralement entre 0,15 € et 0,50 € selon l’émetteur
- Frais de gestion mensuels ou annuels : abonnement à la plateforme employeur, parfois forfaitaire, parfois variable selon le nombre de travailleurs
- Frais de carte : coût d’émission ou de remplacement de la carte nominative (souvent offert la première fois)
Certains émetteurs comme Monizze proposent des conditions sans frais de gestion via des partenariats spécifiques (notamment avec UCM). À l’inverse, les structures plus larges comme Edenred ou Pluxee facturent en général un abonnement, compensé par un réseau d’acceptation plus étendu et des fonctionnalités numériques plus complètes. Payflip, dernier entrant, mise sur un tarif fixe et une intégration native dans une plateforme de rémunération flexible complète.
Avant de choisir un émetteur, l’employeur a tout intérêt à demander un devis détaillé tenant compte du nombre de travailleurs, du volume mensuel de chèques et des fonctionnalités souhaitées (application mobile, plan cafétéria, budget mobilité).
Comment fonctionne la carte chèque-repas ?
La carte chèque-repas est une carte électronique nominative, rechargée mensuellement par la société émettrice. Elle s’utilise comme une carte bancaire chez tous les commerçants partenaires affiliés au réseau de l’émetteur.
Le travailleur reçoit sa carte directement de la société émettrice après l’inscription par l’employeur. Le solde est rechargé automatiquement en début de mois sur la base des jours prestés du mois précédent. Les transactions s’effectuent par paiement sans contact ou avec code PIN, selon le terminal du commerçant.

Émission et activation de la carte
Le processus d’émission suit quelques étapes simples côté employeur.
- Affiliation : l’employeur signe un contrat avec une société émettrice (Edenred, Monizze, Pluxee, G.O.T Connection ou Payflip)
- Encodage : les données du travailleur sont encodées en ligne via la plateforme de l’émetteur
- Réception de la carte : la société émettrice envoie une carte nominative au travailleur
- Activation : le travailleur active sa carte et choisit un code PIN
- Recharge mensuelle : le solde est crédité automatiquement chaque mois
Validité et réactivation des chèques-repas
Les chèques-repas sont valables 12 mois à compter de la date de mise à disposition sur la carte. Au-delà de cette période, le solde résiduel expire automatiquement et est perdu pour le travailleur si aucune action n’est entreprise.
La législation belge prévoit toutefois une procédure de réactivation des chèques périmés, encadrée par les règles suivantes :
- Première demande de réactivation : gratuite, quel que soit le montant ou le nombre de chèques concernés
- Demandes suivantes : un coût maximal de 5 € à charge du travailleur peut être facturé, sauf en cas de force majeure démontrable
- Validité des chèques réactivés : trois mois supplémentaires à partir de la réactivation
- Procédure : à initier directement auprès de la société émettrice (Edenred, Monizze, Pluxee, G.O.T Connection ou Payflip) via leur application ou service client
Le travailleur reste responsable de la gestion de ses chèques et de leur utilisation dans les délais. Il est donc recommandé de suivre régulièrement le solde via l’application mobile de l’émetteur pour anticiper les expirations.
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Quel est le montant maximal d’un chèque-repas en Belgique en 2026 ?
Depuis le 1er janvier 2026, le montant maximal d’un chèque-repas en Belgique est de 10 € par jour de travail effectif, contre 8 € auparavant. Ce montant se compose d’une part employeur (jusqu’à 8,91 €) et d’une part travailleur (au minimum 1,09 €). Un seul chèque peut être octroyé par jour presté.
| Élément | Montant en 2026 |
|---|---|
| Montant maximal par chèque | 10 € |
| Part employeur maximale | 8,91 € |
| Part travailleur minimale | 1,09 € |
| Nombre de chèques par jour presté | 1 maximum |
| Plafond annuel net pour le travailleur | jusqu’à 2.200 € |
Cette augmentation n’est cependant pas automatique. Le passage à 10 € est en effet le maximum légal que l’employeur peut décider d’appliquer ou non. La hausse doit faire l’objet d’une convention collective de travail (CCT) sectorielle ou d’entreprise, ou d’un avenant au contrat de travail. En l’absence d’accord écrit, le montant antérieur reste en vigueur dans l’entreprise.
Répartition entre l’employeur et le travailleur
La législation impose un partage strict entre l’employeur et le travailleur. La part employeur ne peut pas dépasser 8,91 € par chèque, et la contribution du collaborateur doit être au minimum de 1,09 €. Cette répartition garantit le statut fiscal avantageux du chèque-repas.
- Part employeur : minimum 1,09 €, maximum 8,91 €
- Part travailleur : minimum 1,09 €
- Contribution salarié : déduite directement sur la fiche de paie mensuelle
Montant minimum d’un chèque-repas
Le montant minimum d’un titre-repas est de 1,09 €, correspondant à la contribution obligatoire du travailleur. En pratique, la majorité des employeurs belges octroient des chèques compris entre 6 € et 10 €, soit la fourchette la plus utilisée pour maximiser l’avantage net du travailleur.
Où peut-on utiliser les chèques-repas ?
Les chèques-repas s’utilisent uniquement pour acheter des produits alimentaires ou un repas. Le réseau d’acceptation regroupe les supermarchés, magasins d’alimentation, restaurants, snacks, traiteurs et stations-service avec rayon alimentaire. Les commerçants ne sont pas obligés d’accepter les titres-repas, mais le réseau s’est largement étendu ces dernières années.
Supermarchés et magasins d’alimentation
Les grandes enseignes belges acceptent presque toutes les chèques-repas : Colruyt, Delhaize, Carrefour, Aldi, Lidl, Cora et Okay. Les commerces de proximité comme les boulangeries, boucheries et épiceries acceptent également la carte, à condition qu’ils soient affiliés au réseau de la société émettrice.
Restaurants et établissements horeca
Restaurants, brasseries, snacks et chaînes de restauration rapide acceptent largement les chèques-repas en Belgique. Les tickets restaurant servent ainsi pour le lunch quotidien, mais aussi pour les sorties en équipe. Certaines plateformes de livraison de repas et traiteurs intègrent également ce mode de paiement.

Qu’est-ce qui change pour les chèques-repas en Belgique en 2026 ?
L’augmentation à 10 euros des chèques-repas s’inscrit dans le cadre de l’accord du gouvernement fédéral, qui prévoit également un second palier à 12 € à une date ultérieure. C’est la première hausse depuis 2016, après dix ans de plafond bloqué à 8 €, malgré l’inflation et la hausse du coût des denrées alimentaires.
Pour les employeurs, cette réforme représente un levier salarial inédit en 2026. La norme salariale fixée à 0 % pour la période 2025-2026 a temporairement été assouplie pour permettre cette augmentation : la hausse de 2 € de la part patronale n’est pas comptabilisée dans le calcul de la marge salariale, à condition qu’elle soit octroyée entre le 1er janvier et le 31 décembre 2026. C’est donc une fenêtre d’opportunité spécifique à cette année.
Côté secteurs, les négociations sectorielles 2025-2026 sont encore en cours dans plusieurs commissions paritaires. La Commission paritaire 124 (construction) a déjà rendu l’octroi de chèques-repas à 10 € obligatoire depuis le 1er avril 2026. D’autres secteurs suivront progressivement. En attendant la conclusion de l’accord sectoriel applicable, il est recommandé aux employeurs de ne pas modifier unilatéralement leur système actuel.
Qui a droit aux chèques-repas ?
Tout salarié peut bénéficier de chèques-repas pour les jours effectivement prestés, à condition qu’une CCT sectorielle ou un contrat individuel le prévoie. Les conditions d’octroi varient selon le statut du travailleur. Les indépendants peuvent également s’en octroyer sous statut de dirigeant d’entreprise. Les associations et ASBL ont aussi cette possibilité pour leur personnel salarié.
Travailleurs salariés à temps plein et temps partiel
Les travailleurs à temps plein reçoivent un chèque-repas par jour effectivement presté, soit en moyenne 220 chèques par an pour un régime à 5 jours par semaine. Pour les travailleurs à temps partiel, deux méthodes de calcul coexistent.
Méthode des jours prestés (par défaut) : un chèque par journée de travail effectivement prestée, identique au régime temps plein. Cette méthode est la plus courante dans les CCT sectorielles. Un travailleur à temps partiel qui preste 4 jours par semaine reçoit donc 4 chèques par semaine, indépendamment du nombre d’heures par jour.
Méthode alternative basée sur les heures : applicable uniquement si plusieurs régimes de travail coexistent dans l’entreprise (temps plein, temps partiel, combinaisons) et si la méthode est prévue par CCT ou règlement de travail. Elle se calcule par trimestre selon la formule suivante :
Elle se calcule par trimestre selon la formule suivante :
Nombre de chèques par trimestre = nombre d'heures effectivement prestées sur le trimestre ÷ durée journalière normale dans l'entreprise (arrondi à l'unité supérieure)
Exemple concret : un travailleur à temps partiel preste 30 heures par semaine réparties sur 3 jours dans une entreprise où la durée journalière normale est de 7,6 heures. Sur un trimestre de 13 semaines, il preste donc 390 heures. Le calcul donne : 390 ÷ 7,6 = 51,3, arrondi à 52 chèques-repas pour le trimestre. Avec la méthode des jours prestés classique, il aurait reçu 39 chèques (3 jours × 13 semaines). La méthode alternative permet d’aligner le nombre de chèques sur les heures réellement prestées.
Les jours fériés payés donnent généralement droit à un chèque-repas dans la plupart des CCT, au titre de la rémunération garantie. Les jours de vacances annuelles ou de maladie dépendent en revanche des dispositions sectorielles : ils ne sont pas systématiquement comptabilisés. Pour les intérimaires, étudiants jobistes et flexi-jobbers, l’octroi de chèques-repas dépend des règles fixées par la commission paritaire concernée, l’agence d’intérim ou l’employeur direct.
Indépendants et dirigeants d’entreprise
Un indépendant en société peut s’octroyer des chèques-repas en tant que dirigeant d’entreprise, sous réserve de respecter les conditions d’attribution applicables aux salariés. Cette option permet d’optimiser la rémunération nette tout en bénéficiant des mêmes avantages fiscaux.
Associations et ASBL
Les ASBL et associations peuvent octroyer des chèques-repas à leur personnel salarié dans les mêmes conditions qu’une entreprise classique. C’est un levier intéressant pour fidéliser les équipes dans un secteur souvent contraint budgétairement.
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L’employeur est-il obligé de payer les chèques-repas en Belgique ?
Non, le système d’octroi de titres-repas n’est pas obligatoire en Belgique, sauf si une CCT sectorielle ou un contrat individuel le prévoit explicitement. Aucun texte légal général n’impose à l’employeur de prendre en charge les repas de ses collaborateurs.
Plusieurs commissions paritaires rendent cependant l’octroi obligatoire dans leur secteur. C’est notamment le cas dans la commission paritaire 200 (employés). Avant toute décision, l’employeur doit vérifier sa CCT sectorielle pour identifier d’éventuelles obligations spécifiques. En l’absence d’obligation, le système d’octroi reste un avantage extra-légal facultatif, défini par contrat individuel ou règlement de travail.
Législation des chèques-repas : ONSS, fiscalité et CC
La législation belge encadre strictement les titres-repas pour préserver leur statut d’avantage extra-légal exonéré. Trois piliers structurent ce cadre : l’exonération ONSS, le traitement fiscal et l’octroi via CCT ou contrat individuel.
Exonération de cotisations ONSS
Les chèques-repas sont totalement exonérés de cotisations sociales si plusieurs conditions sont réunies :
- Octroi via CCT, accord collectif ou contrat individuel écrit
- Octroi pour chaque jour de travail effectivement presté
- Un seul chèque par jour de travail
- Valeur maximale de 10 € par chèque depuis le 1er janvier 2026
- Contribution travailleur d’au moins 1,09 €
- Mention sur le compte individuel du travailleur et sur la fiche de paie
Si une condition manque, l’avantage est requalifié en rémunération classique soumise aux cotisations ONSS et à l’impôt.
Avantage fiscal pour l’employeur
L’employeur bénéficie d’une déductibilité fiscale de 2 € par chèque émis, portée à 4 € depuis le 1er janvier 2026 lorsque la part patronale atteint 8,91 €. Le solde de la part employeur n’est pas déductible mais reste exonéré de cotisations ONSS patronales. Au global, octroyer des chèques-repas coûte environ 60 % moins cher qu’une augmentation salariale équivalente, charges sociales comprises. Les chèques-repas s’inscrivent dans une logique d’optimisation salariale plus large pour l’employeur.
Octroi via CCT sectorielle ou contrat individuel
L’octroi des titres-repas doit reposer sur un texte écrit. Trois supports possibles :
- CCT sectorielle : obligatoire dans certaines commissions paritaires (ex. CP 200)
- CCT d’entreprise : négociée au niveau de l’entreprise avec les représentants du personnel
- Contrat individuel : clause spécifique signée par le travailleur
Sans support écrit, l’avantage perd son régime fiscal favorable. La CCT sectorielle prime toujours sur les autres dispositions, sauf si elles sont plus favorables au travailleur.
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